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[i566]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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559
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" Mess", ayant consideré ce que vous escripvez du dommage que pourroit apporter au publicq la si prompte publication du descry des monnoyes estrangers, pour lequel avoient esté envoyées lectres patentes du Roy monsieur mon filz W, je le luy ay faict entendre et à son Conseil, qui a trouvé bon en sur-ceoir la publication jusques a ce que par luy autrement en soit ordonné; et presentement en sont envoyées autres lectres patentes aux Generaulx des Monnoyes, qui ne fauldront d'ensuivre en cela son intention, qui ne tend à autre fin que au bien de ses subjects et soulagement d'iceulx; et m'avez faict plaisir de m'en escripre, comme ont faict de leur part ceulx de la Court de Parlement 1-), les advis desquelz et le vostre seront tousjours agréablement retenuz du filz et de la mere qui espèrent vous revoir bientost. Il vous escript presentement pour vous trouver à la procession qu'il mande estre faicte par delà pour rendre graces à Dieu de la grossesse de
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la Royne catholique madame ma fille, qui sera nouvelle, je m'asseure, ne-vous sera desagreable ; priant Dieu, Mess", vous avoir en sa garde. Escript à La Charité, le xii" jour d'Avril mil vclxvi -3).n
Signé : CATHERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au dessus : A Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Suyvant lesquelles lectres, ont esté faictes processions generallcs W, le dimenche xxi° Avril, jour dud. moys, jour de Casimodo, dc l'Eglise dc Paris à l'entour de la Cité, où assistèrent monseigneur de Meru'5', Gouverneur de Paris, la Court de Parlement et m" des Requestes, et Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins, Greffier, vestuz de leurs robbes my parties, Mess™ les Conseillers et Quarteniers avec deux bourgeois de chascun quartier.
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DGCLI. — Pour le renouvellement des baulx des maisons du Pont Nostre-Dame. MB Jacques Paillart, esleu Conseiller de Ville,
AU LIEU DE MB JACQUES PAILLART, S° DE JUMEAUVILLE, SON PERE. 28 avril i566. (H 1784, fol. 364 r°.)
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Du samedi, xxvnie jour d'Avril mil vclxvi.
En Assemblée, le jourd'huy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, pour adviser
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sur le renouvellement des baulx des maisons du Pont Nostre-Dame, suyvant les mandemens, le jour d'hier, envoyez à Mess™ les Conseillers de lad. Ville, la compaignée assemblée, s'est presenté maistre Si-
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(i) La Cour des Monnaies avait reçu, le 27 mars, deux lettres patentes, la première, du 24 février i566, ordonnant le décri des angelots d'Angleterre, ducats à la marionnette, pbilippus d'argent frappés en Flandre et jocondalles d'Allemagne; la seconde, du 3 mars, pour la fabrication de quelques menues espèces, et avait décidé, le 8 avril, l'envoi de deux deses conseillers, Olivier Aimery et Thomas Turquan, chargés de présenter au Roi des remontrances; mais, dès le 11 avril, de nouvelles lettres accompagnées de lettres missives furent adressées à la Cour pour surseoir à leur publication; ce n'est que le i5 juin suivant qu'une ordonnance, publiée dans les carrefours de Paris le 20 juillet, prohiba les espèces décriées le 24 février précédent, et prescrivit de les cisailler avant de les porter chez les changeurs pour y être vendues suivant l'évaluation faite par la Cour des Monnaies. (Archives nationales, Cour des Monnaies, Zlb 65, fol. 226 v°, 227 -°! Zlb 67> -°1- -2 r°> l5 v°i Z'b 373> 537.)
'2) Le 3 avril i566, le Parlement, informé de l'envoi à la Chambre des Monnaies de l'édit relatif au décri d'aucunes espèces étrangères, manda deux des généraux des Monnaies et Ieur fit part de son intention tr d'escrire au Roy el le supplier de voulloir différer la publication de son edict, pour le moings jusques après la prochaine recueille des fruictz, pour le soullaigement de son peuple qui achapté les vivres si chèrement qu'il est en très grande necessité pour la pénurie de l'année, et tumbera en plus grande si l'cdict a lieu, qui fera encores enchérir lesd, vivres» ; cette décision du Parlement est transcrite au registre des ordonnances de la Cour des Monnaies. (Ar-chives nationales, ZLb 65, fol. 226 v°.)
(3) Cette missive est reproduite, d'après notre Registre, dans Ie recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 427.
O La procession générale ordonnée à l'occasion de la grossesse de la reine d'Espagne, très sommairement mentionnée dans notre Registre, est relatée avec beaucoup plus de détails par le Greffier du Parlement qui parle d'un incident, provoqué par une question de préséance entièrement passé sous silence dans les délibérations du Bureau de la Ville; cet incident se produisit à Notre-Dame, où l'Échevinage, au mépris des droits du Parlement, s'était placé dans le bas du chœur, à gauche, vers le jubé, tandis que d'habitude il se mettait dans le haut près du grand autel; sur l'invitation de la Cour, les Prévôt des Marchands et Echevins retournèrent à leur place habituelle. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1* 1617, fol. 21 r°.)
(-' D'après la relation du Parlement, M. de Méru, qui remplaçait son frère absent, arriva au commencement de la messe célébrée par l'évêque de Paris et se mit au colé droit du chœur, dans le haut, près du grand autel. (Ibid., fol. 21 v°.)
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